mardi 14 juillet 2015

Encore une chronique de Engrenages






Présentation de l'éditeur

Consultations chez ma psy (et plus si affinités...)

Éric n’aime pas les psy et c’est pourtant au contact de l’une d’elles qu’il connaîtra ses plus grandes circonvolutions émotionnelles.
Courte, trop courte, cette relation le conduira de Bruxelles à Paris où il tentera de trouver un sens à ce qu’il a vécu avec elle.

Engrenages est plus qu’une quête de reconnaissance, c’est la recherche de notre propre définition au travers des déboires de nos vies.

A PROPOS DE L'AUTEUR

Se définissant lui-même comme un chroniqueur de vie, passionné de Céline et de Bukowski, Éric nous emmène sans détour dans sa vision de la vie et de ses aléas. Le verbe aiguisé, les mots à la pointe du cœur et du corps, ses écrits ne vous laisseront pas indemne.
A tous les non-adeptes des jolies histoires édulcorées, la plume d’Éric Neirynck est faite pour vous. Adepte des réflexions rythmiques en deux temps n’hésitez plus !

EXTRAIT

De longues années que mes quelques rares amis, conquêtes féminines, médecins généralistes que je fréquentais régulièrement me conseillaient d’aller consulter un psychiatre et d’entamer, enfin, une thérapie. Certains ont essayé de me forcer la main. De prendre des rendez-vous pour moi, de m’y accompagner. D’autres, un peu plus rusés, s’amusaient à me donner rendez-vous chez un « ami » pour déjeuner. La première fois, étant fauché, j’acceptai sans réfléchir. Dans ma situation, une bouffe à l’œil ça ne se refuse pas. Tu parles d’un dîner ! Un dîner de con, oui. L’« ami » de l’ami en question n’était autre qu’un de ces médecins du ciboulot.
J’avais avalé mon repas faisant celui qui était intéressé, répondant poliment aux subtiles questions, pour ensuite déguerpir le plus rapidement possible, prétextant un malaise soudain.

Après moult tentatives, ils ont abandonné. Je suis peut-être détraqué, mais je suis têtu quand je le veux ; un reste de caractère sans doute.
Chronique de Engrenages paru chez Lily's Editions

lundi 18 février 2013

Hervé Guibert

1) Selon-vous, quelle importance l'oeuvre d'Hervé Guibert occupe-t-elle dans le champ littéraire (et photographique) des 30 dernières années ?

Sans aucune hésitation, pour moi, elle occupe une place à part dans le monde en général. On ne peut qu'être touché par l'oeuvre de Guibert. Oui l'oeuvre car il s'agit bien de cela. Dans cinquante, dans cent ans on étudiera encore les écrits et les images qu'il nous a laissées. Je suis persuadé que personne à ce jour n'a encore pris conscience de l'importance majeure du passage d'Hervé Guibert dans l'histoire de la fin du vingtième siècle. La pudeur ou l'impudeur est une véritable claque, du moins c'est comme cela que je l'ai vécu la première fois que je l'ai vu. Tant de beauté dans le récit d’une mort lente, douloureuse, mais certaine. Une forme de contrôle incontrôlable de sa propre vie. 

Par certains aspects on pourrait faire un parallèle qui sera peut-être considéré par certains comme facile, provocateur et polémiste entre Dustan et Guibert. 

La suite:
http://www.herveguibert.net/index.php?2013%2F02%2F18%2F184-eric-neirynck